mardi 21 novembre 2006

Drapeau et armoiries



Le drapeau nivellois flottant au mur latéral de la maison communale

Drapeau


Au cours des mois d’été de nombreux touristes viennent visiter la cité aclote. Parfois, certains s’étonnent du nombre important de drapeaux qui flottent dans les rues aux couleurs de la république française.

Pourtant ces drapeaux, à Nivelles, n’honorent pas l’état français mais sont représentatifs de la ville.

Il faut toutefois ajouter que certains spécialistes de l’histoire de Nivelles pensent qu’à l’origine les couleurs nivelloises étaient composées de bleu pâle, de blanc et de rose. D’autres affirment que le bleu décoloré et le rose sont des fantaisies anti-héraldiques.

En effet, le chapitre de l’abbaye possédait un sceau chargé des armes mi-parties de France ancien et de Lothier, surmontés d’un bonnet ducal. Le drapeau de Nivelles, antérieur à celui de la France actuelle, trouve sa source dans ces armoiries du chapitre : le bleu aux couleurs royales de France, le blanc et le rouge au couleurs de Lothier.


Les armoiries de la ville de Nivelles gravées au-dessus de l’entrée latérale de la maison communale

Les armoiries de la ville de Nivelles réalisées en mosaïque et placées au milieu de la porte de Saintes

Les armoiries de la ville de Nivelles sur le monument aux morts
situé sur la place du Souvenir près des « Récollets »


Armoiries



Au cours du XVIIe siècle, Nivelles pris comme armoiries un sceau de justice aux anciennes armes de la ville : d’argent à une crosse abbatiale de gueules posée en pal ; sur le tout, écu de sable au lion d’or, armé et lampassé de gueules, qui est Brabant.


Similitudes entre Nivelles et la France


En plus d’un drapeau aux couleurs identiques et d’une histoire bien souvent commune, on trouve également une similitude dans l’esprit frondeur que le Nivellois comme le Français ont affiché au cours de l’histoire.

Henri III (1), empereur germanique, aurait dit en parlant des Aclots : "Nivellois, race féroce et à la dure cervelle, animée d'une rage intolérable, à cause du voisinage des indomptables Français..."

Cet esprit des gens de Nivelles est symbolisé par le jacquemart surnommé « Djan Djan » ou « Jean de Nivelles » qui malgré le bombardement du centre de la cité, par l’aviation allemande, le mardi 14 mai 1940, résista hardiment, accroché à sa tour, au-dessus d'une collégiale dévastée.



Note :

1. Lors de la dédicase de la Collégiale en 1046, Henri III aurait participé au déplacement des reliques de sainte Gertrude de son tombeau vers le fond du cœur oriental (au dessus de la crypte). L’abbesse Riketa (Rikesa, Riquette, Richette) était une parente de l'empereur.

D'autres photographies relatives au drapeau et armoiries de Nivelles :

- http://picasaweb.google.com/gerard.lenelle/DrapeauEtArmoiries

Documents de référence :

- Nivelles en Roman Païs de Brabant - Paul Collet - 15 juin 1927 - page 15

- Cahier Toison d’or n° 22, février 1974, page 11 : Nivelles des origines à la fin de l’ancien régime

- Rif tout dju n°126 – février 1969 – page 40

- Rif tout dju n°243 – décembre 1980 – page 5

- Rif tout dju n°343 – mars-avril 1992 – page ?



lundi 20 novembre 2006

Le perron, symbole des franchises communales



La fontaine perron


A la cime du clocheton gothique,
la statue de Saint-Michel

L'ancien clocheton se trouve "peut-être" car,
cela n'a pu être authentifié, au centre du cloître de la collégiale
Arrivé sur la Grand-place de Nivelles, venant de la rue de Mons, on ne remarque pas toujours directement la fontaine dite du perron (un perron est le symbole des franchises communales), car, souvent, les yeux se fixent d’abord sur la collégiale, bâtiment majestueux, qui à juste titre, fait l’orgueil des Nivellois.

Le perron se compose d’un bassin hexagonal surmonté d’un clocheton de style gothique. A la cime du monument se trouve une statue de saint Michel.

Dès le XIVe siècle, un perron existait sur la Grand-place de Nivelles. Ce monument s’appelait « Les Crois ».

Au début du XVIe siècle, c’est une fontaine à perron qui prend sa place.

Au début du XVIIe siècle, on décide d’orner le dessus de l’ouvrage d’une statue représentant le Duc de Brabant.

Dans le testament du baron Louis Seutin, mort le 29 janvier 1862 (Seutin fut l’inventeur d’un bandage amovo-inamovible, l’ancêtre du plâtre d’aujourd’hui), figurait une donation importante pour l’époque de 6.000 francs « or » destinée à la réfection du perron en ruine. On remplaça l’ancien clocheton par celui que l’on peut encore admirer de nos jours.

En 1922, c’est une statue en cuivre doré de l’archange saint Michel, patron de la ville de Nivelles qui prend la place de la statue de l’archiduc Albert.

En 1949, un arrêté du régent autorise l’enlèvement de la grille en fer forgé qui entourait le monument.

La dernière restauration de la fontaine du perron date de 1985.




D'autres photographies relatives au perron de Nivelles



http://picasaweb.google.com/gerard.lenelle/LePerron


Documents de référence :


- ? (parution dans la presse), septembre 1990 : Un grand Nivellois - Louis Seutin (1793-1862) ;

- Rif tout dju n° 421, mai 2001, pages 3 et 6 : Le perron de Nivelles ;
- Vers l'Avenir Brabant Wallon, 19/05/2006, page 19: Une ville, deux fontaines ;

- Rif tout dju n° 455, mars-avril 2006, page 31 : Les avatars du perron de Nivelles ;
- Petite histoire d’une entité au passé bien présent : Nivelles – pages 7 et 8.


Sites de référence :

- http://www.pixelsbw.com/musee-eau-fontaine/inform.htm
- http://www.nivelles.be/content/patrimoine
- http://www.skene.be/RW/BCLASSE/BCLABW4.htm
- http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_741536275/Nivelles.html
- http://www.tourisme-nivelles.be/index.php/visite-du-centre-historique.html
- http://www.tourisme-roman-pais.be/pages/curiosites.htm
- http://www.skene.be/RWJP2000/BW019.html